Comme je n'ai pu, à mon grand regret, prendre part au tri LD d'Embrun, je me suis un peu occupé de la logistique du Grand Serge.
Mais c'est qu'il traînait, puisque le matin à 5h10 nous étions encore à l'appart, pour un départ à 6h00.
Je le dépose donc sur le site et retourne chercher mon vélo pour voir tout ça de prêt.
J'ai bien eu un serrement de coeur quand est parti ma vague à 5h50.
A 6h00, départ de la vague principale dans le noir.
Quand 800 gugus partent en même temps, ça fait du potin!
Puis je remonte à l'appart pour redescendre un peu plus tard pour les voir passer après la "petite" boucle.
Je vois passer plein de monde mais ne vois pas le grand. Est-ce que je l'ai loupé ou est-il arrivé quekchose...
Je remonte préparer la banderolle et il est djà bientôt l'heure de voir passer les 1ers qui passent dans ma rue avant d'attaquer le Chalvet.
Ma femme suit tout sur internet et me briefe. Serge a passé l'Izoard. Ouf, je me relâche un peu. Mais aucune trace de Jean-Marie, l'autre partenaire club...
Les premiers passent comme des déjantés suivis dans la demi-heure par Aless Siegel... Il monte au train et avec le sourire s'il vous plaît! Dire qu'il a basculé dans l'Izoard en 20e position. Trop fort.
Une heure après c'est au tour du grand de passer. C'est qu'il nous a sorti un vélo des grands jours!
Sur ce, je remonte sur mon vélo pour suivre les copains sur leur course à pied. Je cherche un moment Serge avant de le trouver.
Il dit en chier comme une bête avec la chaleur. C'est qu'il fait quand même 34°...
Avec cette température c'est l'hécatombe. Les ambulances n'arrêtent pas de passer toutes sirènes hurlantes et on voit passer plein d'athlètes hagards, abrutis de fatigue et complètement cuits par la chaleur.
Je ne lâche pas le grand et le pousse à continuer.
Un moment donné je le reperds et suis persuadé qu'il a bâché. Je descends voir Aless en finir avec son marathon. Et qui c'est-y pas que je vois boucler son semi? Ma grande saucisse!
A partir de là je sais qu'il va finir. C'est génial.
Entre temps, Aless est arrivé en 11h51 à la 46ème place. La classe!!!!!
Je retourne escorter Sergio dans la ville. P... ce que ça grimpe! Il n'y a quasiment pas un endroit plat sur le marathon; sur le vélo non plus d'ailleurs.
A 19h45 je me poste à l'arrivée pour le voir finir. Mais c'est qu'il fait durer le suspense l'animal!
Au moment où je commence à désespérer, le voilà qui arrive pour en finir en 14h21 à la 358ème place.
Je profite de mon bracelet alloué à tous les athlètes pour le rejoindre au ravito d'arrivée.
Enfin, de ravito j'ai déjà vu mieux! Même à Bischwiller il est plus conséquent!
Il a pas l'air très bien, le grand. Et le voilà parti pour se faire masser et surtout, les toubibs vont le mettre sous perf.
Il ressort au bout de 2h30. C'est pas le même homme que la loque qui est entré sous la tente.
Un grand bravo Sergio. Tu es Embrunman!
Bravo aussi aux autres alsaciens, en particulier ceux de la Wantz, Les MM's en tête. Ces deux-là sont allé au bout de leur force pour rallier l'arrivée.
En conclusion, c'est vraiment une course de givrés. Jamais vu un truc aussi dur.
Et pourtant j'espère en être l'an prochain. Il faut dire que j'ai été invité par Gérald IACONO pour la prochaine édition.